ANTSALAKA

    Antsalaka est un village malgache agricole situé 70 kms au sud de Diégo-Suarez (Antsiranana), la capitale régionale du nord de l’île. On y accède par la nationale 6, en assez mauvais état, puis par une piste de 10kms pratiquable en toute saison. Ce village de 7000 habitants n’est pas un des plus pauvres de la région, mais est dépourvu de toute structure sociale et administrative.

   Les efforts entrepris par le maire du village, un médecin malgache, et un groupe de femmes d’entreprise et de commerçantes de Diégo ont déjà permis de sortir le village de son isolement qui freine son développement économique. Outre les puits construits et l’irrigation des cultures autour du village, le maire a créé un dispensaire et une pharmacie de brousse.

   Ce qui m’a le plus frappé en arrivant dans ce village, c’est la qualité de l’accueuil des adultes, leur sens du partage, leur ouverture d’esprit…et le sourire des enfants. 70% de la population a moins de 18 ans! La végétation luxuriante et les fleurs qui entourent les maisons de bois ou en tôle ajoutent un charme supplémentaire à l’environnement.

   Antsalaka détient aussi un record fragile dans la région : 80% des enfants sont scolarisés à l’école primaire, ce qui est rare. Mais dans quelles conditions!! L’école primaire esr située dans un vieux hangar sombre au centre du village. Quand je m’y suis rendu, en Juin 2009, c’était pour soutenir le projet de construction d’une seconde école pour que les enfants puissent apprendre à lire, écrire et compter dans de meilleures conditions. En effet dans la classe de CP-CE1 il y avait 125 élèves pour une institutrice qui travaille 9 heures par jour!

   Le projet consiste à construire une nouvelle école de 3 classes avec un préau pour rester à l’ombre (ou à l’abri de la pluie!) , un terrain de sport pour le football et le basket-ball et des sanitaires qui manquent cruellement dans l’école actuelle Le but est d’arriver à avoir des classes de 40 à 45 élèves et une meilleure hygiène de vie. Le coût de ce projet est de 7000 euros. Son financement est pris en charge par les femmes de Diégo que j’ai citées plus haut.

   Le bâtiment est une chose mais il y a tout le reste!! Les parents d »élèves du village ne sont pas des assistés attendant des subventions. Ce sont des adultes motivés qui vont fabriquer tables, bancs et armoires de rangement. Il y a aussi besoin d’institutrices diplômées et les candidatures ne manquent pas…ce qui manque, c’est de quoi les payer! le gouvernement n’ayant pas prévu d’en engager (le salaire d’une institutrice est d’environ 40 euros par mois sur 9 mois par an!!)

   Enfin il y a le matériel scolaire et la constitution d’une bibliothèque par niveau de classe. C’est la contribution que j’aimerais apporter, sachant que 2 cahiers, 2 stylos, une ardoise et la craie reviennent à 3 euros par enfant et par an. seule la réalisation de ce projet permettra de maintenir une forte fréquentation scolaire. Dans le cas contraire, certains parents seront tentés d’envoyer leurs enfants travailler dans les plantations!

   Enfin, le but à moyen terme est de faire en sorte que les élèves les plus motivés puissent aller au collège (privilège des grandes villes) ou que l’aîné(e) d’une famille nombreuse puisse servir de relais et de tuteur pour ses petits frères et soeurs.

   Si vous souhaitez aider ces enfants et leur famille, merci de me répondre sur ce site ou de m’envoyer un courrier par mail:  chrisvazaha@hotmail.fr. Et merci de partager cet article avec vos amis…

 

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